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La chanson du décervelage

Les Productions Monpauvrelieu ne se sont pas beaucoup creusé la cervelle

texte d’Alfred Jarry, musique de Juanito Carabonita

Musiques pour la scène et le théâtre

Qui ? Où ? Quand ? Quoi ? Comment ?
*Titre La chanson du décervelage
*Interprète Juanito Carabonita: chant, piano ; Fabien Llospora, Marius Rihouet, Arsène Silo, Sacha Thule: chœurs ; Thor Handan: basse ; Abraham Salsalam: batterie ; Wafia Nassim: tambourin ; Blaise Sierra: grelots.
*Compositeur Juanito Carabonita
*Paroles Alfred Jarry
*Album Juanito Carabonita 2008
*Genre 5. Musiques fonctionnelles → → → 5.1 Musique et les autres arts → → → 5.15 Musiques pour la scène et le théâtre
*Enregistrement Stade Ivica Vastić de Revere (Italie), 4 août 2008
*Durée 3 minutes 45 secondes
* * *Licence Licence Art Libre ou Creative Commons BY-NC — Paroles dans le Domaine Public.
[Pochette du disque “La chanson du décervelage” — Juanito Carabonita]

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À dos de mulepire-TouT-pire

Le pire-TouT-pire à dos de mule

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FLAC (mis à jour le 3 janvier 2014)
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OGG VORBIS (mis à jour le 3 janvier 2014)
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[Photo d’identité]
Constant Remuflot, musicologue Très Compétent de l’Église de Raillefrologie

Le raisonn’ment superbe de Constant Remuflot

Nouvelle musique, en swing à cinq temps. Ce jour-là, Juanito Carabonita se prenait un peu pour Dave Brubeck. Aucun rapport entre Dave Brubeck et Alfred Jarry, mais le résultat dépasse toute espérance: trois millions de disques vendus pour la seule Zinzanie Occidentale, qui dit mieux ?

Toujours le fidèle Thor Handan à la contrebasse, Abraham Salsalam à la batterie, avec Wafia Nassim en renfort au tambour de basque, et Blaise Sierra agite ses grelots.

« La chanson du décervelage »: paroles

Je fus pendant longtemps ouvrier ébéniste,
Dans la ru’ du Champ d’Mars, d’la paroiss’ de Toussaints.
Mon épouse exerçait la profession d’ modiste,
Et nous n’avions jamais manqué de rien.

Quand le dimanche s’annonçait sans nuage,
Nous exhibions nos beaux accoutrements
Et nous allions voir le décervelage
Ru’ d’l’Échaudé, passer un bon moment.


Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervelle sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler ;
(chœurs) Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !


Nos deux marmots chéris, barbouillés d’confitures,
Brandissant avec joi’ des poupins en papier,
Avec nous s’installaient sur le haut d’la voiture
Et nous roulions gaîment vers l’Échaudé.

On s’précipite en foule à la barrière,
On s’fich’ des coups pour être au premier rang ;
Moi je m’mettais toujours sur un tas d’pierres
Pour pas salir mes godillots dans l’ sang.


Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervelle sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler ;
(chœurs) Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !


Bientôt ma femme et moi nous somm’s tout blancs d’cervelle,
Les marmots en boulottent et tous nous trépignons
En voyant l’Palotin qui brandit sa lumelle,
Et les blessur’s et les numéros d’plomb.

Soudain j’perçois dans l’coin, près d’la machine,
La gueul’ d’un bonz’ qui n’m’revient qu’à moitié.
Mon vieux, que j’dis, je reconnais ta bobine,
Tu m’as volé, c’est pas moi qui t’ plaindrai.

Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervelle sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler ;
(chœurs) Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !


Soudain j’me sens tirer la manch’ par mon épouse:
Espèc’ d’andouill’, qu’ell’ m’dit, v’là l’moment d’te montrer:
Flanque-lui par la gueule un bon gros paquet d’bouse,
V’là l’Palotin qu’a just’ le dos tourné.

En entendant ce raisonn’ment superbe,
J’attrap’ sus l’coup mon courage à deux mains:
J’flanque au Rentier une gigantesque merdre
Qui s’aplatit sur l’nez du Palotin.


Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervelle sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler ;
(chœurs) Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Aussitôt j’suis lancé par-dessus la barrière,
Par la foule en fureur je me vois bousculé
Et j’suis précipité la tête la première
Dans l’grand trou noir d’ous qu’on n’revient jamais.

Voilà c’que c’est qu’d’aller s’prom’ner l’dimanche
Rue d’l’Échaudé pour voir décerveler,
Marcher l’Pinc’-Porc ou bien l’Démanch’-Comanche,
On part vivant et l’on revient tudé.


Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervelle sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler ;
(chœurs) Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Poublicité

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Article encéclopédique de la Plus-Haute Importance

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